La gravure d'Hildegarde et Merlin

Publié le 5 juillet 2026 à 15:05

Présentation de la gravure par sa créatrice, Florence Laloux

A la naissance d'Hildegarde et Merlin, lorsque l'asbl était encore bien au chaud dans son œuf, nous avons demandé à Florence de concevoir une illustration qui contiendrait l'essence et les grandes idées de notre projet.

Voici la gravure qui a pris forme entre ses mains. Nous vous invitons à la découvrir avec elle !


Cette gravure réunit d’une part, une figure incarnée dans la matière en la personne d’Hildegarde de Bingen, nonne visionnaire et guérisseuse du XIIème siècle, et Merlin, le personnage légendaire, maître dans l’art de la métamorphose qui prend parfois la forme d’un cerf ou d’un merle blanc.

A travers eux sont associés :

  • Féminin et Masculin️
  • Introspection et Action
  • Etude et Création

De part et d'autre d'une diagonale, d'un côté, on trouve la Terre, la matière, le corps, le végétal (dont Hildegarde a une connaissance pointue) et de l’autre, le Ciel, l’âme, les astres.

Les racines plongent au cœur de la Terre Mère pendant que la roche, le monde minéral, se dresse vers les étoiles pour réunir les deux pôles.

Sur la Rose, symbole des Mères Divines, esprit allié guérisseur et ici représentante du monde végétal dans son ensemble, se trouvent une chenille, une chrysalide et un papillon. La Métamorphose.
Le secret révélé qu’Hildegarde tend à transmettre par ses écrits et ses enluminures. Une libellule en est elle aussi une digne représentante et apporte légèreté et joie dans le processus de transmutation.

On retrouve aux quatre coins de la gravure les symboles alchimiques des éléments : l’Eau, le Feu, la Terre et l’Air.

Le symbole de l’Ether, parfois considéré comme le cinquième élément, se retrouve dans l’iris de l’œil de la Source. Cet œil, c’est le troisième œil. Celui qui voit l’invisible. Celui par lequel Hildegarde recevait ses visions.

En bas, le symbole de la constellation du Centaure, rappelle l’art de guérison du centaure Chiron, médecin et enseignant dans la mythologie grecque. Il évoque l'archétype du guérisseur blessé : pour pouvoir aider les autres à traverser leurs ombres, nous devons faire nous-mêmes ce chemin. Notre pouvoir de guérison se cache dans nos plus grandes vulnérabilités, celles qui, transmutées, deviennent alors nos forces. Ce travail est évidemment sans cesse à renouveler.

Les bois du cerf, de Merlin, deviennent des mains, canaux privilégiés pour permettre à l’invisible d’œuvrer dans la matière à travers nous.

Enfin, dans le cadre se cachent l’ensemble des runes, symboles millénaires puissants et porteurs d’enseignements insoupçonnés...


Quelques tirages de la gravure sont encore disponibles sur demande !

Si vous voulez en savoir plus sur le processus de création de cette linogravure, trois vidéos "making of" sont disponibles sur mon compte Instagram ou sur ma page Facebook :