Interview de Myriam Di Lutiis

Publié le 27 avril 2026 à 19:19

Afin de faire connaissance avec notre équipe pédagogique, Florence a interviewé nos professeurs sur leur domaine de prédilection. Voici l'interview de Myriam Di Lutiis, notre spécialiste de l'enfant !


Pourquoi est-il important d’initier les enfants au ressenti des énergies subtiles ?

 

Les enfants sont naturellement connectés au monde subtil. Ils le perçoivent intuitivement mais notre société les coupe souvent de cette capacité innée.

Tout d’abord, cela leur permet de développer leur intuition et leur intelligence émotionnelle. Quand un enfant apprend à sentir l’énergie d’une pièce ou l’état émotionnel de quelqu’un, il développe une forme d’empathie plus profonde et une meilleure compréhension du monde qui l’entoure.

Ensuite, c’est un outil de protection. Un enfant qui sait reconnaître les énergies désagréables ou lourdes peut mieux se préserver et faire des choix plus justes pour lui. Il peut identifier quand quelque chose ne va pas même si ça ne se voit pas à l’œil nu !

C’est aussi plus apaisant pour eux. Beaucoup d’enfants sont hypersensibles et quand ils comprennent qu’ils captent les émotions des autres ou les ambiances, ils sont rassurés et se sentent moins « bizarres ». Ils apprennent à gérer cette sensibilité comme un don plutôt que comme un fardeau.

Enfin, cela nourrit leur connexion avec eux–mêmes, c’est un chemin vers plus d’autonomie émotionnelle et une meilleure estime de soi. Les enfants repartent avec quelques « outils » pour mieux vivre leurs émotions au quotidien.

 

Nombre de traumatismes des adultes prennent racine dans leur enfance…
Selon toi, à quoi doit-on être attentif en tant que parent ou éducateur pour désamorcer l’impact de ces « bombes » à retardement ?

 

Quand j’accompagne les enfants, je perçois régulièrement des enfants qui portent déjà des tensions ou des blocages émotionnels.

La première chose, c’est la validation des émotions. Trop souvent, on entend des adultes dire aux enfants de ne pas pleurer, de ne pas se mettre en colère, de minimiser le malaise qu’ils ressentent. Refuser d’admettre leurs émotions, c’est refuser d’admettre l’enfant dans sa globalité ! Il faut accueillir ce qu’il ressent même si c’est inconfortable.

Il faut être attentif aux changements de comportement. Un enfant qui devient soudainement agressif, renfermé, qui régresse, qui fait des cauchemars, nous envoie des signaux. L’écoute active est essentielle, celle où on se met vraiment à hauteur d’enfant. Parfois ils nous racontent des choses importantes entre les lignes, dans leurs jeux, dans leurs dessins.

Faisons aussi attention à nos propres projections. Nos peurs, nos traumatismes, nos non–dits, nos attentes … les enfants les captent énergétiquement. D’où l’importance d’un travail intérieur pour nous adultes.

Enfin, donner des outils plutôt que des interdits…
Par exemple, expliquer comment transformer sa colère en énergie créative, montrer comment respirer au lieu de l’habituel « calme-toi ! ».

Créer un environnement où l’enfant peut être authentique sans se sentir jugé en acceptant qu’il ne sera pas parfait et que ceux qui l’accompagnent ne le sont pas non plus ! Créer un espace bienveillant où chacun peut grandir et apprendre de ses erreurs sans la pression de la perfection !

 

Comment adapter sa posture lorsqu’on travaille avec des enfants en tant que praticien-ne holistique ? Par rapport aux adultes, quelles seraient les principales différences à prendre en compte ?

 

Lors d’un entretien avec un enfant, la communication prend une forme très différente. Le langage est plus imagé, plus concret, nourri de métaphores, de dessins, de mouvements. Il ne s’exprime pas uniquement avec des mots : son corps, ses gestes, ses silences, ses jeux sont des moyens de communication à part entière. On ne s’adresse pas à un enfant comme on s’adresse à un adulte. A nous d’entrer dans son monde.

L’enfant n’a pas nécessairement choisi d’être là, on ne peut l’ignorer. Cela implique une attention particulière à son non-verbal qui peut exprimer un refus, une inquiétude, une réticence. Respecter ces signaux est fondamental.

 Se mettre à sa hauteur physiquement et symboliquement permet de créer un espace plus sécurisant et accessible. Cela demande un lâcher-prise de la part du professionnel ainsi qu’un profond respect du rythme de l’enfant.

L’accompagnement nécessite donc une grande adaptation : être flexible, créatif, capable de passer par le jeu, le dessin, l’imaginaire … pour entrer en relation. Avec un enfant la séance passe d’abord par là, il est essentiel de « l’apprivoiser », de lui laisser le temps de se sentir en sécurité et reconnu. C’est seulement une fois ce lien établi, cette sécurité ressentie, que quelque chose de vrai peut commencer à se passer.

Myriam, aujourd’hui retraitée de sa belle carrière d’institutrice, est loin d’avoir abandonné le terrain : au sein de l’équipe d’Hildegarde et Merlin, elle est notre spécialiste pour tout ce qui touche au travail avec les enfants. Energéticienne et formée en parallèle à diverses pratiques holistiques, elle a toujours eu à cœur d’instaurer un espace d’écoute et de sécurité dans ses classes, persuadée de la nécessité de préserver la connexion naturelle que les enfants ont avec leur essence profonde.

 

Myriam accueillera des enfants au cours d’ateliers ponctuels autour des émotions et des énergies subtiles. Elle nous fera aussi parfois l’honneur de délaisser son public fétiche pour fréquenter les adultes de notre formation longue de praticien-ne holistique… afin de nous faire bénéficier de sa très précieuse expérience !